Shilajit : au-delà de l’énergie, ce que les études montrent sur la peau, les os et les tissus de soutien

On parle du shilajit pour la vitalité, la récupération ou la testostérone. On en parle beaucoup moins pour ce qui est peut-être son versant le plus intéressant à long terme : son action sur les tissus qui tiennent le corps, le collagène de la peau, la matrice du muscle et la densité de l’os. C’est pourtant là que se trouvent quelques-unes des études les plus récentes et les plus longues. Voici ce qu’elles ont mesuré.

Un fil conducteur : la matrice extracellulaire

Ce qui relie la peau, les tendons, le muscle et l’os, c’est un réseau de protéines de soutien, la matrice extracellulaire, dont le collagène est le composant principal. Sa qualité conditionne la fermeté de la peau, la résistance des tendons et la capacité des tissus à se réparer. Plusieurs travaux ont observé que le shilajit, riche en acide fulvique et en dibenzo-alpha-pyrones, agit précisément sur les gènes qui gouvernent cette matrice.

Le muscle et ses tissus de soutien

La première observation vient d’une étude américaine publiée en 2016 dans le Journal of Medicinal Food par Das et ses collègues. Chez des volontaires en surpoids supplémentés pendant huit semaines à 250 milligrammes deux fois par jour, puis soumis à un programme d’exercice, l’analyse du transcriptome du muscle squelettique a montré une activation des gènes de la matrice extracellulaire, dont ceux du collagène et de l’élastine. Trois ans plus tard, l’essai de Keller chez 63 hommes actifs apportait une confirmation indirecte : après huit semaines à 500 milligrammes par jour, le taux sérique d’hydroxyproline, un marqueur de dégradation du collagène, était significativement plus bas que sous placebo. Les tissus de soutien semblaient mieux préservés par l’effort.

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La peau : une étude chez des femmes d’âge moyen

En 2019, la même équipe de Das a appliqué la méthode à la peau. Chez des femmes de 30 à 55 ans supplémentées pendant huit semaines avec le même extrait, l’analyse du transcriptome cutané a révélé une induction des gènes liés à la microcirculation et à la matrice extracellulaire, accompagnée d’une amélioration mesurée de la perfusion sanguine de la peau. L’étude ne portait pas sur des critères esthétiques comme les rides ou l’hydratation, mais sur les mécanismes qui les sous-tendent : une peau mieux irriguée et dont les gènes du collagène sont plus actifs. C’est une base, pas une promesse.

L’os : l’essai le plus long jamais mené

Le résultat le plus solide est aussi le plus récent. En 2022, Pingali et Nutalapati ont publié dans Phytomedicine un essai randomisé en double aveugle contre placebo chez 60 femmes ménopausées présentant une ostéopénie, c’est-à-dire une densité osseuse diminuée sans atteindre le seuil de l’ostéoporose. Pendant 48 semaines, soit près d’un an, les participantes ont reçu 250 ou 500 milligrammes d’extrait standardisé par jour. À l’issue, la densité minérale osseuse mesurée au rachis lombaire, au col fémoral et à la hanche s’était significativement mieux maintenue dans les groupes supplémentés que sous placebo, et les marqueurs sanguins de résorption osseuse et d’inflammation avaient diminué. Aucun effet indésirable notable n’a été relevé sur la durée.

Il faut lire ce résultat avec mesure. Soixante participantes, un seul essai, un critère intermédiaire : la densité osseuse n’est pas le risque de fracture, et un essai ne fait pas une recommandation. Mais c’est, à ce jour, l’étude la plus longue menée sur le shilajit chez l’humain, et elle ouvre une piste que la tradition ayurvédique avait désignée depuis longtemps, celle d’un soutien des structures.

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Ce que cela signifie en pratique

Toutes ces études portent sur des extraits purifiés et standardisés, pris quotidiennement sur huit semaines à un an. Deux conséquences. D’abord, le shilajit est un complément de fond, dont les effets sur les tissus se construisent lentement ; rien n’est attendu en quelques jours. Ensuite, la qualité de la matière est le premier critère : un shilajit brut non purifié peut contenir des métaux lourds, ce qui, pour un produit pris au long cours, est rédhibitoire. Purification, certificat d’analyse par lot et teneur en acide fulvique indiquée sont les trois exigences. Le shilajit en résine Nutrition•pro y répond, récolté à plus de 5 100 mètres, purifié et analysé lot par lot, et la marque le propose aussi sous la forme d’extrait standardisé Primavie®, celle de toutes les études citées. Nutrition•pro est une marque française de compléments alimentaires fabriqués en France.

Précautions

Le shilajit est déconseillé pendant la grossesse et l’allaitement. Sa richesse en fer impose la prudence en cas d’hémochromatose, et des élévations de l’acide urique ayant été rapportées, les personnes sujettes à la goutte demanderont un avis médical, de même que celles sous traitement hormonal ou anticoagulant. Pour l’os en particulier, une ostéopénie ou une ostéoporose relèvent d’un suivi médical, d’un apport correct en calcium et en vitamine D et d’une activité physique en charge : le shilajit s’y ajoute éventuellement, il ne s’y substitue pas.

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